Polymarket : Des paris sur la guerre qui secouent Washington, chance inouïe ou délit d’initié ? Aux États-Unis, cependant, les parieurs peuvent continuer de miser sur la date de la chute d'un régime ou celle d'un éventuel cessez-le-feu.

Technologie et économie 07-03-2026 | 20:46

Polymarket : Des paris sur la guerre qui secouent Washington, chance inouïe ou délit d’initié ? Aux États-Unis, cependant, les parieurs peuvent continuer de miser sur la date de la chute d'un régime ou celle d'un éventuel cessez-le-feu.

Alors que des frappes américaines frappaient l'Iran le 28 février dernier, une poignée de parieurs anonymes sur la plateforme Polymarket a empoché des millions de dollars. La précision chirurgicale de ces mises alimente de graves soupçons de fuites d'informations confidentielles au sein de l'administration américaine.
Polymarket : Des paris sur la guerre qui secouent Washington, chance inouïe ou délit d’initié ? Aux États-Unis, cependant, les parieurs peuvent continuer de miser sur la date de la chute d'un régime ou celle d'un éventuel cessez-le-feu.
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Une nouvelle polémique frappe la plateforme de prédictions Polymarket. Six utilisateurs anonymes ont réussi à empocher un pactole de 1,2 million de dollars en misant sur l'imminence d'une attaque en Iran. Ce qui interpelle les observateurs, c'est le timing quasi prophétique de ces paris, réalisés seulement quelques heures, voire quelques minutes, avant les premières explosions.

Un jackpot à l'ombre des bombes
Le cas le plus frappant est celui d'un utilisateur nommé « Magamman ». Ce dernier a misé 87 000 dollars sur le déclenchement du conflit exactement 71 minutes avant la première frappe. Résultat : un gain fulgurant de 515 000 dollars.

Plus troublant encore, certains gagnants avaient créé leur compte sur la plateforme la veille au soir à 22h, juste à temps pour rafler la mise.

Ces coïncidences ont poussé de nombreux internautes et élus à dénoncer un possible usage d'informations classifiées provenant de la « Situation Room », le centre de crise ultra-sécurisé de la Maison Blanche où les téléphones sont pourtant proscrits.
Les liens troubles avec le clan Trump.

La polémique est d'autant plus vive que les connexions politiques de l'entreprise sont directes. Donald Trump Junior, le fils du président, est l'un des conseillers stratégiques de Polymarket et y a investi personnellement. Si le PDG de la plateforme assume ses liens avec l'entourage présidentiel au nom de la compréhension des mécanismes politiques, les critiques y voient un conflit d'intérêts majeur.

Des sénateurs démocrates réclament désormais la fermeture de la plateforme. Leur crainte ? Que les décisions de sécurité nationale ne soient plus dictées par l'intérêt du pays, mais par l'appât du gain sur les marchés de prédiction.

Une plateforme sans limites

Polymarket, désormais cotée en bourse, permet de parier sur tout: de la météo à la grossesse des célébrités, jusqu'aux événements géopolitiques les plus sanglants. Ce n'est pas la première fois que la plateforme éveille les soupçons; des mises très « chanceuses » avaient déjà été observées lors de la capture de Nicolas Maduro.
Alors que la Maison Blanche refuse de commenter, Polymarket reste interdite en France. Aux États-Unis, cependant, les parieurs peuvent continuer de miser sur la date de la chute d'un régime ou celle d'un éventuel cessez-le-feu.