Bac et Brevet 2026 : Le contrôle continu instauré en urgence dans dix pays en crise

International 13-05-2026 | 17:34

Bac et Brevet 2026 : Le contrôle continu instauré en urgence dans dix pays en crise

Face à l'instabilité sécuritaire au Proche-Orient, au Moyen-Orient et au Mali, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé l'annulation des épreuves physiques pour les élèves des lycées français de ces zones. Les candidats seront évalués sur la base de leur moyenne annuelle, une mesure exceptionnelle visant à garantir l'équité malgré des contextes locaux critiques.
Bac et Brevet 2026 : Le contrôle continu instauré en urgence dans dix pays en crise
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La décision, officialisée ce mardi, transforme radicalement les modalités d'obtention des

diplômes pour des milliers d'élèves. Au lieu de se rendre dans des centres d'examen

dont la sécurité ne peut plus être garantie, les candidats scolarisés dans les

établissements homologués verront leurs notes de l'année converties en notes de

baccalauréat ou de brevet. Cette mesure concerne toutes les épreuves majeures : des

épreuves anticipées de Première jusqu'au Grand Oral et à la Philosophie pour les classes

de Terminale.

 

Une cartographie dictée par l'insécurité régionale

Le périmètre de cette annulation suit les lignes de fracture des conflits actuels. En plus

du Mali, où la situation sécuritaire reste préoccupante, neuf pays de la zone Proche et

Moyen-Orient sont visés, incluant notamment le Liban, Israël, l'Iran et les Emirates

arabes unis. Les élèves inscrits au Cned en classes réglementées bénéficient du même

dispositif, évitant ainsi des déplacements risqués vers des centres d'examen qui, pour

certains, ont déjà dû fermer leurs portes.

 

Le recours à la session de septembre pour les candidats libres

 

Si la majorité des élèves bascule sur la moyenne annuelle, le sort des candidats sous

statut individuel diffère. Ne disposant pas de livret scolaire permettant d'établir une

moyenne représentative, ces derniers sont invités à se présenter à la session de

remplacement prévue en septembre 2026. Le ministère a également précisé que ce

dispositif pourrait être étendu à d'autres pays si la situation géopolitique venait à se

dégrader dans les quinze jours précédant le début des épreuves.

 

Une décision politique dictée par la nécessité

 

Au-delà de l'aspect technique, cette mesure est perçue comme une décision politique de

haut niveau, arbitrée au plus près des réalités du terrain. Pour Ghassan Ayoub, conseiller

des Français de l’étranger, ce choix s'imposait par réalisme : « C'est une décision sage et

responsable », affirme-t-il, soulignant que la sécurité des élèves et des personnels doit

primer sur les procédures administratives habituelles.

 

Selon lui, le maintien des examens dans un tel climat de tension aurait créé une inégalité

de traitement flagrante, le stress lié à l'instabilité régionale ne permettant pas aux

candidats de composer dans des conditions sereines. En optant pour le contrôle continu,

Paris envoie un signal de soutien fort aux communautés françaises et aux réseaux

d'enseignement à l'étranger, garantissant que les crises géopolitiques ne deviendront

pas un obstacle insurmontable à la continuité académique des élèves.