Ron Arad, l’ombre persistante d’un pilote disparu
Pour Israël, Ron Arad incarne le soldat qu’on ne doit jamais abandonner. Son visage figé sur les affiches, ses yeux scrutant l’absence, sont devenus un symbole national. Chaque tentative de retrouver ses restes est présentée comme une dette morale envers les militaires disparus. Mais au Liban, son nom rappelle surtout les années de guerre civile, les affrontements sanglants, et la mémoire d’un pays pris en otage par des conflits régionaux.
Le 7 mars 2026, une opération israélienne dans la Bekaa, à Nabi Sheet, a visé à retrouver les restes du pilote disparu. L’assaut s’est soldé par un échec, laissant derrière lui 41 morts et 40 blessés. Les frappes aériennes qui ont suivi ont détruit des bâtiments, provoqué des déplacements massifs de civils et rallumé la confrontation directe avec le Hezbollah. Ainsi, le fantôme de Ron Arad, loin d’apaiser les mémoires, continue d’alimenter la spirale de violence.