La France appelle à la paix au Liban et annonce un soutien militaire et humanitaire

Liban 05-03-2026 | 21:16

La France appelle à la paix au Liban et annonce un soutien militaire et humanitaire

Le président français Emmanuel Macron a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade militaire entre le Hezbollah et Israël, affirmant que « tout doit être fait pour empêcher que le Liban soit à nouveau entraîné dans la guerre ». Dans une déclaration solennelle, il a rappelé que les Libanais, comme tous les peuples du Moyen-Orient, ont droit à la paix et à la sécurité.
La France appelle à la paix au Liban et annonce un soutien militaire et humanitaire
Le président français Emmanuel Macron
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La France cherche à se poser en garant de la stabilité régionale. Le président français Emmanuel Macron, inquiet de l’escalade entre le Hezbollah et Israël, martèle que le Liban ne doit pas être « à nouveau entraîné dans la guerre ». Derrière cette formule solennelle, c’est une volonté de rappeler que les peuples du Moyen-Orient ont droit à la paix et à la sécurité, et que la France entend jouer un rôle actif pour y parvenir.

Le président français a multiplié les échanges diplomatiques, de Washington à Tel-Aviv, avant de s’adresser directement aux autorités libanaises. Le message est clair : Paris exige l’arrêt des tirs du Hezbollah et appelle Israël à renoncer à toute offensive terrestre. En contrepartie, Macron affirme que Beyrouth s’est engagé à reprendre le contrôle des positions du mouvement chiite et à garantir la sécurité nationale. La France, elle, promet de renforcer son soutien militaire, en livrant des blindés et en épaulant les Forces armées libanaises. Le contingent français de la FINUL, déjà présent dans le sud du pays, poursuivra sa mission.

Mais au-delà du volet militaire, c’est l’urgence humanitaire qui s’impose. Des dizaines de milliers de civils fuient le sud du Liban ; Paris annonce l’envoi immédiat de médicaments, d’abris et d’assistance. Macron insiste : cette aide est le témoignage de l’amitié des Français envers les Libanais.

Enfin, le chef de l’État adresse un appel direct aux acteurs régionaux : à Israël, de ne pas étendre la guerre ; à l’Iran, de ne pas impliquer davantage le Liban ; au Hezbollah, de « renoncer aux armes » et de privilégier l’intérêt national. Dans cette posture, la France se veut médiatrice, alliée et protectrice, cherchant à conjurer le spectre d’un nouveau conflit sur le sol libanais.