Genève, le théâtre des illusions; Frappes et mort annoncée de Khamenei. Rétrospective de la semaine du 21 au 28 février

Opinion 02-03-2026 | 11:59

Genève, le théâtre des illusions; Frappes et mort annoncée de Khamenei. Rétrospective de la semaine du 21 au 28 février

Le troisième round de négociations à Genève devait empêcher les frappes contre l’Iran. Pourtant, tout donnait l’impression que les décisions étaient déjà prises. La conférence ressemblait davantage à une mise en scène diplomatique qu’à un véritable espace de compromis, un bluff destiné à sauver la face.
Genève, le théâtre des illusions; Frappes et mort annoncée de Khamenei. Rétrospective de la semaine du 21 au 28 février
Le leader supreme de l'Iran, Ali Khamenei qui s'addresse à son public à Téhéran (AFP)
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Les frappes américaines et israéliennes ont bouleversé la région. L’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei par Donald Trump sur les réseaux sociaux a ajouté un choc supplémentaire.

Pour Trump, c’était « la plus grande opportunité pour le peuple iranien de reprendre son pays ». Mais pour le reste du monde, c’était surtout une escalade dangereuse. L’Iran a riposté et les appels à relancer les pourparlers nucléaires se sont intensifiés.

Les Européens et plusieurs pays arabes ont condamné les représailles iraniennes mais sont restés silencieux sur les frappes américaines et israéliennes. L’Australie et le Canada ont exprimé leur soutien explicite à Washington. La Russie et la Chine ont critiqué directement l’opération. La Ligue arabe a dénoncé les attaques iraniennes comme une « violation flagrante de la souveraineté ». Le Maroc, la Jordanie, la Syrie et les Émirats ont condamné les frappes iraniennes contre les bases américaines dans la région.

La guerre a secoué aussi les marchés mondiaux. Le pétrole a atteint 80 dollars. Les traders réévaluent les risqu

es d’approvisionnement et de logistique. L’économie mondiale est devenue un champ de bataille parallèle.


 

La conférence de soutien aux Forces armées et aux Forces de sécurité intérieure libanaises prévue à Paris a été reportée à avril. L’ambassade américaine a assuré que Tel-Aviv ne cherchait pas l’escalade au Liban sauf en cas d’actes hostiles du Hezbollah. Les rumeurs de frappes israéliennes contre les infrastructures libanaises y compris l’aéroport ont provoqué panique annulations de voyages et stockage de médicaments.

Au-delà du conflit la pollution et les déchets toxiques rappellent que la menace sanitaire est aussi politique.

Dans ce climat la mémoire culturelle persiste avec la commémoration de Lokman Slim rappelant que la société civile refuse l’oubli des assassinats politiques orchestrés.

Cette semaine a révélé un monde suspendu entre diplomatie et guerre. Genève a offert un décor mais les vraies décisions se sont prises ailleurs. La mort annoncée de Khamenei ouvre une ère d’incertitude où chaque geste contre l’Iran ou le Hezbollah résonne jusqu’à Beyrouth. Le Liban comme toute la région vit dans une tension permanente où diplomatie guerre économie et mémoire s’entrelacent.