Liban
29-04-2026 | 17:17
Vers une nouvelle proximité renforcée: Karim Faddoul, candidat aux élections des Conseillers des Français de l’étranger
Karim Faddoul est un cadre libanais-français spécialisé dans le développement stratégique et les partenariats internationaux, actuellement Senior Executive en Business Development chez Nasco Lebanon et consultant en partenariats pour l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’ambition d’un renouveau pour les Français du Liban et de Syrie
Dans un contexte marqué par des crises multiples, la représentation des Français de l’étranger au Liban et en Syrie cherche un nouvel élan. Entre déficit de participation électorale et besoins sociaux croissants, l'enjeu est désormais de renforcer pleinement le rôle du Conseiller des Français de l’étranger, élu de proximité par nature, afin qu'il soit davantage présent, accessible et opérationnel sur le terrain.
Un constat de déconnexion
Le fossé entre l'institution et les citoyens est flagrant. Sur près de 20 000 inscrits sur les listes électorales au Liban, seuls 3 000 à 5 000 électeurs se déplacent pour voter. Ce taux d'abstention massif révèle une méconnaissance profonde du rôle du conseiller consulaire. L'objectif affiché est donc clair : aller chercher ces voix silencieuses et redonner du sens à cette fonction d'intermédiaire.
La fin du mythe de « l'expatrié riche »
Le Liban déconstruit le cliché de l'expatrié fuyant des responsabilités fiscales ou vivant dans l'opulence. La réalité est plus nuancée : Premièrement, à cause de la précarité croissante : De nombreux Français et binationaux se retrouvent sans protection médicale adéquate, les tarifs de la CFE n'étant plus en adéquation avec les coûts locaux. Deuxièmement, l’impact des crises : La crise économique et les tensions sécuritaires ont fragilisé de nombreuses familles, certaines étant contraintes de se déplacer ou de quitter des zones à risque. Troisièmement, l’éducation en péril : Le réseau d'enseignement français pilier de la francophonie au Liban, le plus vaste du réseau MLF, fait face à des contraintes budgétaires importantes.
Le projet : Un « Guichet Unique Associatif »
Pour répondre à ces défis, la démarche repose sur une présence renforcée, décentralisation et l'écoute active. L’idée phare est la création d’un guichet unique associatif pour accompagner les Français dans toutes leurs démarches.
- Présence sur le terrain : Organisation de permanences décentralisées dans les instituts français hors de Beyrouth pour rompre l'isolement des résidents en province.
- Soutien à la jeunesse : Utiliser l'expertise acquise auprès de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour créer des réseaux d'entrepreneurs et offrir des débouchés concrets aux jeunes talents français et franco-libanais.
- Gestion de crise / urgences / démarches administratives complexes : S'appuyer sur des profils expérimentés, comme celui de Vera Weber, pour mieux accompagner les compatriotes en cas de besoin.
Une vision collective de toutes les listes
Malgré la présence de six listes en compétition, l'esprit se veut constructif. L'ambition n'est pas de se substituer au consulat, mais d'agir comme un relais efficace vers les autorités consulaires, Paris et l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE). Une fois l'élection passée, l'objectif sera de transformer les élus en une équipe soudée travaillant en symbiose pour l'intérêt général de la communauté.
Dans un contexte marqué par des crises multiples, la représentation des Français de l’étranger au Liban et en Syrie cherche un nouvel élan. Entre déficit de participation électorale et besoins sociaux croissants, l'enjeu est désormais de renforcer pleinement le rôle du Conseiller des Français de l’étranger, élu de proximité par nature, afin qu'il soit davantage présent, accessible et opérationnel sur le terrain.
Un constat de déconnexion
Le fossé entre l'institution et les citoyens est flagrant. Sur près de 20 000 inscrits sur les listes électorales au Liban, seuls 3 000 à 5 000 électeurs se déplacent pour voter. Ce taux d'abstention massif révèle une méconnaissance profonde du rôle du conseiller consulaire. L'objectif affiché est donc clair : aller chercher ces voix silencieuses et redonner du sens à cette fonction d'intermédiaire.
La fin du mythe de « l'expatrié riche »
Le Liban déconstruit le cliché de l'expatrié fuyant des responsabilités fiscales ou vivant dans l'opulence. La réalité est plus nuancée : Premièrement, à cause de la précarité croissante : De nombreux Français et binationaux se retrouvent sans protection médicale adéquate, les tarifs de la CFE n'étant plus en adéquation avec les coûts locaux. Deuxièmement, l’impact des crises : La crise économique et les tensions sécuritaires ont fragilisé de nombreuses familles, certaines étant contraintes de se déplacer ou de quitter des zones à risque. Troisièmement, l’éducation en péril : Le réseau d'enseignement français pilier de la francophonie au Liban, le plus vaste du réseau MLF, fait face à des contraintes budgétaires importantes.
Le projet : Un « Guichet Unique Associatif »
Pour répondre à ces défis, la démarche repose sur une présence renforcée, décentralisation et l'écoute active. L’idée phare est la création d’un guichet unique associatif pour accompagner les Français dans toutes leurs démarches.
- Présence sur le terrain : Organisation de permanences décentralisées dans les instituts français hors de Beyrouth pour rompre l'isolement des résidents en province.
- Soutien à la jeunesse : Utiliser l'expertise acquise auprès de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour créer des réseaux d'entrepreneurs et offrir des débouchés concrets aux jeunes talents français et franco-libanais.
- Gestion de crise / urgences / démarches administratives complexes : S'appuyer sur des profils expérimentés, comme celui de Vera Weber, pour mieux accompagner les compatriotes en cas de besoin.
Une vision collective de toutes les listes
Malgré la présence de six listes en compétition, l'esprit se veut constructif. L'ambition n'est pas de se substituer au consulat, mais d'agir comme un relais efficace vers les autorités consulaires, Paris et l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE). Une fois l'élection passée, l'objectif sera de transformer les élus en une équipe soudée travaillant en symbiose pour l'intérêt général de la communauté.