Les échanges entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent alors qu'Israël évoque la possibilité de cibler les banlieues sud de Beyrouth

Liban 01-06-2026 | 15:44

Les échanges entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent alors qu'Israël évoque la possibilité de cibler les banlieues sud de Beyrouth

Les tensions montent après les frappes américaines en Iran et la riposte iranienne. Israël envisage des actions à Beyrouth, tandis que les pourparlers stagnent.
Les échanges entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent alors qu'Israël évoque la possibilité de cibler les banlieues sud de Beyrouth
Portrait du guide suprême iranien Ali Khamenei. (AFP)
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La région semble se diriger vers une nouvelle escalade suite aux informations sur des frappes réciproques lundi entre l'Iran et les États-Unis d'une part, et une directive du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Israel Katz pour cibler les banlieues sud de Beyrouth d'autre part.

 

Ces développements interviennent à un moment où les négociations en cours entre Téhéran et Washington n'ont pas réussi à faire des progrès, malgré le fait que le président des États-Unis Donald Trump ait déclaré que "l'Iran veut parvenir à un accord avec nous."

 

 

Qalibaf : "le moment de payer ce prix viendra"...

 

Le Président du Parlement iranien Mohammad Bagher Qalibaf a commenté les derniers développements, déclarant dans un message sur X que "le blocus naval et les crimes de guerre croissants commis par le régime sioniste, ainsi que le génocide au Liban, sont des preuves claires que les États-Unis ne respectent pas le cessez-le-feu."

 

Il a ajouté : "Chaque option a son prix, et le moment de payer ce prix viendra. L'image deviendra claire bientôt."

 

Plus tôt lundi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaeil Baghaei a déclaré que "le retard dans le processus diplomatique visant à mettre fin à la guerre est dû à un manque de confiance, aux positions contradictoires de Washington et aux attaques d'Israël contre le Liban."

 

 

Une femme iranienne tenant une photo d'Ali Khamenei. (AFP)
Une femme iranienne tenant une photo d'Ali Khamenei. (AFP)

 

 

Il a ajouté : "Les négociations ont commencé dans un profond scepticisme et un manque de confiance, et les messages continuent d'être échangés dans ces circonstances," notant que "l'autre partie change constamment ses positions et propose de nouvelles exigences ou des demandes contradictoires (...) et il est tout à fait naturel que cette situation prolonge les négociations."

 

Il a également déclaré que Téhéran considère les actions d'Israël dans toute la région, y compris au Liban, comme indissociables des politiques et actions des États-Unis.

 

Concernant le détroit d'Ormuz, la marine des Gardiens de la Révolution iranienne a déclaré : "Nous dirigeons le trafic des navires à travers le détroit, et tout navire qui viole les règlements ou ignore les avertissements sera arrêté."

 

 

Frappes américaines, représailles iraniennes

 

Les États-Unis ont annoncé qu'ils avaient effectué des frappes sur des sites militaires iraniens au cours du week-end, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir ciblé une base militaire américaine en riposte.

 

Dans un poste sur X, le Commandement central des États-Unis a déclaré que les frappes du week-end avaient été menées en réponse à ce qu'il a décrit comme "des actions hostiles iraniennes, y compris l'abattage d'un avion américain MQ 1 qui survolait des eaux internationales."

 

Il a déclaré : "Les avions de chasse américains ont répondu rapidement en détruisant des systèmes de défense aérienne iraniens, une station de contrôle au sol et deux drones d'attaque unidirectionnels qui représentaient des menaces claires pour les navires transitant les eaux régionales."

 

La déclaration a ajouté que les États-Unis continueraient à protéger leurs actifs et intérêts pendant le cessez-le-feu actuel.

 

Pendant ce temps, les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir ciblé une base aérienne utilisée par les États-Unis pour lancer une attaque contre le sud de l'Iran, sans spécifier quelle base a été frappée.

 

 

Une fresque à Téhéran. (AFP)
Une fresque à Téhéran. (AFP)

 

 

L'agence de presse Koweïtienne a rapporté que les défenses aériennes du pays, qui abrite une grande base militaire américaine, ont intercepté des attaques de missiles et de drones lundi. Des sirènes d'alerte ont été entendues à travers le pays, bien qu'aucun autre détail n'ait été fourni.

 

Les désaccords entre les deux parties restent non résolus sur plusieurs questions, y compris les demandes de Téhéran pour la levée des sanctions et la libération de dizaines de milliards de dollars de revenus pétroliers iraniens gelés dans des banques étrangères.